Témoignages : Projet de reforestation en Afrique : 4 mois de stage pour réaliser des jardins

30 mars 2009

Projet de reforestation en Afrique : 4 mois de stage pour réaliser des jardins

Projet professionnel et action de solidarité avec le programme Langue et Stage

Anne-Sophie, 23 ans, a réalisé un stage de 4 mois au sein l’association Baobab qui venait d’être retenue pour un projet de reforestation, au Burkina Faso. Partie avec l’association JTM en novembre 2008, dans le cadre du programme langue et stage, Anne-Sophie voulait acquérir de l’expérience professionnelle en lien avec sa formation dans un pays en voie de développement.

 

 

Témoignage d’Anne-Sophie Ploquin  Programme Langue et Stage au Burkina Faso du 10/11/2008 au 06/03/2009

 

A la suite d’une formation bac +3 en Horticulture et Aménagements Paysagers, j’ai souhaité réaliser un stage

 

à l’étranger, si possible en Afrique et dans mon secteur d’activités, pour acquérir une expérience. En cherchant sur Internet, j’ai trouvé un article qui parlait de pépinières de Vétiver au Burkina Faso, j’ai donc pris contact avec la créatrice. Une chance pour moi, l’association qui gérait ce programme (association Baobab) venait d’être retenue pour un projet de reforestation, en partenariat avec le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement).

         

                                                                                                            

Ce stage m’a permis d’apprendre à gérer des chantiers, et même une petite pépinière, ce qui me sera très utile pour l’emploi de chargée d’études que j’espère trouver maintenant.

J’ai réfléchi sur des projets de jardins à réaliser sur différents terrains à reboiser, à la conception d’un massif ornemental, et des systèmes pour remonter l’eau sur une colline sans énergie électrique (comme au temps des égyptiens ou de Babylone). Au cours de ces recherches, j’ai appris à connaître des végétaux adaptés à la sècheresse. Ces connaissances se révèlent très utiles dans la période actuelle où la conception des jardins doit dorénavant prévoir un minimum d’entretien et d’apports extérieurs (eau et autres intrants).


Pour conclure, je dirais que c’est une expérience qui restera inoubliable pour moi, aussi bien sur le plan professionnel que personnel. En arrivant je ne connaissais ni les membres de l’association BAOBAB, ni le Burkina Faso, la découverte de l’un comme de l’autre a été très enrichissante. Sur le plan professionnel, j’ai pris de l’assurance, en gérant des projets en partenariat avec des acteurs locaux. Et personnellement, j’ai découvert une autre manière de voir la vie : relativiser les problèmes et savoir faire la part des choses entre ce qui est vraiment grave et ce qui l’est moins. Je ne peux que conseiller cette expérience, l’Afrique a beaucoup à apprendre à chacun.